La CIE Bob&Aglae

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affiche

Independence 

ou les joies de la famille  de Lee Blessing

Pendant deux mois, la Manufacture des Abbesses programme Independence, un petit bijou de l’auteur américain Lee Blessing. Dans cette pièce, une mère dévorante et ses trois filles s’aiment et se déchirent avec un timing parfait. De l’émotion, du rire et du frisson : personne ne ressortira de cette réunion de famille indemne.

Independence, à l’affiche du 2 avril au 31 mai à la Manufacture des Abbesses, est une lueur chaude sur les paradoxes de la famille. Comment y trouver son ciel, son enfer, sa propre identité ?

Après quatre ans d’absence et de silence, Kim, l’ainée de trois filles, est contrainte de revenir dans la maison de son enfance pour retrouver ses sœurs – Jo et Sherry – et surtout sa mère Evelyn.

Ces retrouvailles sonnent comme l’ouverture d’un match de boxe qui ne laissera personne intact. La finesse des répliques touche en plein cœur. Les coups pleuvent comme autant de tentatives pour se parler et se comprendre. On se surprend à trembler, espérer et finalement beaucoup rire devant cette famille à laquelle on aimerait un peu moins ressembler.

Cette pièce nous parle d’amour et du manque d’amour qui rend fou. Celui d’une mère pour ses filles. Celui d’une femme submergée par sa peur, barricadée derrière une vie balisée qui la rassure. Pour elle le constat sera rude : sa souffrance est allée se planter dans le coeur de ses enfants…

Evelyn Briggs, femme de l’Amérique profonde, est la mère de 3 filles qu’elle voudrait aimer sans y parvenir. Tour à tour douce, froide, manipulatrice et fragile, elle est aussi impérieuse et sadique. Terrorisée à l’idée d’être abandonnée par ses filles, elle est prête à tout jusqu’à tenter de se détruire, pour rester le personnage central de leurs vies.

Kim, l’ainée qui vit au loin, débarque dans cette maison où tout s’effondre. Sur ses épaules pèse le fantasme d’une famille unie qu’elle cherche désespérément à réinventer.

Jo, la cadette, est un personnage introverti et dépendant qui s’efface au profit des autres. Écrasée par sa mère depuis toujours, elle brise peu à peu sa frustration au profit d’un désir de liberté naissant.

Sherry, la benjamine est désenchantée et indomptable. L’emprise de sa mère la pousse dans des excès dont elle sera la première victime.

Cette famille universelle nous renvoie à notre propre famille et à notre difficulté à se parler, à s’entendre et à tout simplement s’aimer. Mais si le propos est profond, le ton sait se faire léger, décalé, pour nous faire rire des travers de ces personnages qui nous ressemblent tant. Entre les propos grinçants d’une Sherry et les traits acides de sa mère, on ne peut s’empêcher de prendre un malin plaisir à les voir essayer malhabilement de communiquer.

Quand on demande au metteur en scène pourquoi avoir choisi Independence, il répond que cette histoire l’a bouleversé il y a 10 ans, quand il lui a donné vie pour la première fois. « La nouvelle mise en scène de cette pièce révèle mon attachement particulier à cette famille qui ne m’a jamais vraiment quitté. Une passion peut-être aussi est très liée à mon histoire personnelle… En la revisitant, j’ai l’impression de revenir chez moi », s’enthousiasme-t-il

A vous, donc, de choisir si vous voudrez rire ou pleurer aux côtés de la famille Briggs. Mais dans les deux cas, vous ne pourrez qu’être touchés.

Independence du 2 avril au 31 mais à la Manufacture des Abbesses. Les jeudis, vendredis, samedis à 21h et le dimanche à 17h.

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NOTRE EQUIPE

Joel Coté

Joel Coté

directeur artistique

Comédien formé aux cours Florent (classe Francis Huster), il suit la formation «mise en scène» à l’ENSATT puis la formation de scénariste à la FEMIS. Au cours de sa carrière de metteur en scène, il revisite des classiques : Les Justes (Camus), Les Liaisons dangereuses (Laclos), Hedda Gabler (Ibsen), La guerre de Troie n’aura pas lieu (Giraudoux), Oncle Vania (Tchekhov), Colombe (Anouilh), Le songe d’une nuit d’été (Shakespeare) et aborde aussi des auteurs plus éclectiques comme Lee Blessing, Martin Sperr, Philippe Minyana. Il coécrit avec Isabelle Jeanbrau Paranoïa conjugale et La voie pour France Télévisions.

Isabelle Jeanbrau

Isabelle Jeanbrau

intervenante cours

Formée au Conservatoire National de Montpellier et à l’Ecole du Passage (Niels Arestrup), elle a été dirigée par Jérémie Farley, Thierry Lavat, Alain Maratrat (Cie Peter Brook), Salomé Lelouch, Mickael Batz, Cédric Chapuis ; joué des comédies de Feydeau, Obaldia, Molière et des drames (Joe Penhall, et nombreux auteurs contemporains) ; mis en scène son premier texte Le Vestiaire puis Les Ouvreuses  (m. en sc. C. Bourseiller). Elle a dirigé Raphaële Moussafir dans Du vent dans mes mollets et Et pendant ce temps-là les araignées… Carine Frisque dans Sang pour Sang Valentine, Karine Ambrosio sur The Very Bad Show et réalisé un triptyque pour le cinéma.

Emilie Delrieux Aurélie Maréchal

Emilie Delrieux Aurélie Maréchal

administration Cie

Fondatrices de la Cie Bob et Aglaë, elles sont responsables de la gestion administrative et chargées de communication de la troupe. Sur scène, elles ont incarné des personnages de Tchekhov  - Oncle Vania, Obaldia – Du vent dans les branches de sassafras, Jean Dell - Un petit jeu sans conséquences, Shakespeare – Le songe d’une nuit d’été, Martin Sperr - Scènes de chasse en Bavière, Lee Blessing - Independence, Arthur Miller - Les sorcières de Salem, Eric Emmanuel Schmitt – La nuit de Valognes et joué les meneuses de revue dans Personne n’est parfait(e)  une création de la Cie.

Emilie cerniaut

directrice technique